Bulle 2.0?

L’International Herald Tribune a publié aujourd’hui un article très intéressant sur les risques d’une nouvelle bulle internet: Dotcom fever stirs sense of déjà vu

Voici mon point de vue par rapport au modèle économique le plus souvent consacré, la pub:

– ce modèle économique est viable
Contrairement à ce qu’il s’est passé lors de la première bulle, il existe un modèle économique susceptible de générer du profit sur le web, la pub.
Le nombre de connectés est aujourd’hui important (près de 60% de la population en France) et les internautes se connectent régulièrement.
Outre le fait que le web touche une population importante, il est efficace, que ce soit en retour immédiat sur investissement (online mais aussi offline comme les études Netimpact 3 et 3 bis l’ont montré) mais aussi sur des objectifs plus traditionnels à la pub: la notoriété et l’image (avec en outre un coût contact inférieur à un média comme la TV par exemple)
Le web est une bénédiction pour les marketers sur de multiples aspects par rapport aux moyens de communication plus traditionnels: la tracabilité des campagnes, la possibilité de cibler précisément les consommateurs (comme l’illustrent le référencement payant ou le ciblage comportemental notamment), d’interagir avec les consommateurs, d’offrir un territoire d’expression large et varié.

– Valoriser un site sur la base de son audience présente selon moi un risque.
Facebook fait l’objet en ce moment de valorisations hallucinantes (15 milliards de dollars selon l’article de l’Herald Tribune). Son succès d’audience est à l’origine de cette valorisation. Le problème est qu’à ce jour c’est ici aussi la pub qui est envisagée comme fondement du modèle économique mais celle ci est peu efficace sur les formes d’utilisations dont elle a fait l’objet sur le site. Il en est de même sur un site comme My Space.
On peut espérer qu’un format de communication efficace finira par être trouvé sur ce type de sites mais tant qu’il ne le sera pas les revenus ne seront pas optimaux.

Comme je le disais précédemment, et à la différence de ce qui se passe dans les médias offline, un des éléments clés de l’epub est la traçabilité des campagnes et les sites retenus dans les plans médias le sont sur la base de leur audience certes mais aussi et surtout sur la base d’autres indicateurs comme le taux de clic ou le taux de transformation qu’ils ont permis d’engendrer sur de précédentes campagnes. Google connaît un succès colossal pas seulement parce qu’il est un énorme carrefour d’audience mais aussi parce qu’il a su imaginer un outil de communication (les liens sponsorisés) extrêmement efficace. Les deux aspects sont selon moi aussi important l’un que l’autre pour une valorisation fiable de ce type de structures.

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